Retour sur les prestations passées |
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Lundi 29 novembre 2010, au  petit auditorium de la Bibliothèque François-Mitterrand (Paris) "De lâhistoire au roman : images et voix du Paris des Lumières" : |
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L'entretien est diffusé sur le site de la BnF.
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Martin Loizillon lit des passages de la série. |
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NICOLAS LE FLOCH Ã Perpignan et Montpellier les 19, 20 et 21 octobre 2010
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"Nicolas Le Floch, du succès de librairie à la thèse universitaire" Rencontres organisées entre Jean-François Parot et Pascale Arizmendi par les Presses Universitaires de Perpignan, |
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Le 21 octobre, Ã la librairie Sauramps (Montpellier) |
Débat le 21 octobre, à l'auditorium du musée Fabre (Montpellier)
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Débat le 19 octobre, à la librairie Torcatis (Perpignan) |
Signatures à la librairie Torcatis (Perpignan) |
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Compte-rendu par Claude Greis Les aventures de Nicolas Le Floch, ce sont, à ce jour, neuf romans publiés aux éditions JC Lattès puis en poche, chez 10/18, de 2000 à 2010. Le 19 octobre, lâauteur, Jean-François Parot,  était à Perpignan à lâoccasion de la parution de LâHonneur de Sartine, le nouveau mais non dernier épisode de la série, qui nous transporte en 1780, sur les pas dâun héros qui vient lui-même dâatteindre lââge de quarante ans. A la librairie Torcatis, puis à la médiathèque municipale, le romancier, encore ambassadeur de France il y a quelques mois, a pu sâentretenir avec Pascale Arizmendi qui lui a consacré une thèse universitaire, suivie dâun ouvrage plus accessible : Nicolas Le Floch, le Tableau de Paris de Jean-François Parot. Animé par Claude Greis, des Presses universitaires de Perpignan, le dialogue du romancier et de son exégète a permis de mieux comprendre ce qui fait lâoriginalité de cette série et de cerner les raisons dâun étonnant succès éditorial, puisque chaque tome sâest vendu à plus de 100 000 exemplaires. Ces romans historiques sont dâabord les romans dâun historien. A la base du travail dâécriture de Jean-François Parot, il y a une connaissance approfondie du Paris de la seconde moitié du XVIIIème siècle, acquise grâce à une longue fréquentation des archives et des travaux historiques, notamment ceux qui sont issus du courant dit de la « nouvelle histoire ». Sâétant imprégné aussi bien de rapports de police et dâarchives notariales que de textes plus littéraires, tel le Tableau de Paris de Sébastien Mercier, Jean-François Parot est capable de nous promener dans les rues de la capitale et de nous en faire découvrir les aspects tantôt les plus pittoresques, tantôt les plus sombres ; et bien souvent ses notations éveillent en nous lâimpression troublante dâavoir affaire à des réalités de notre temps, quâil sâagisse, par exemple, des problèmes dâhygiène, de maintien de lâordre ou des modes culturelles. Ce dialogue des époques entre elles, câest justement, dâaprès Pascale Arizmendi, ce qui rend les romans de Jean-François Parot si attachants et si singuliers. Comme elle le fait dans son livre avec tant de clarté, lâuniversitaire nous a expliqué en quoi Nicolas Le Floch, tout aussi enraciné quâil  soit dans le XVIIIème siècle, est aussi un héros de notre temps, en proie au doute et tenté par lâironie ; et ce romancier qui parle à merveille les différents langages dont bruissait le Paris des Lumières est aussi un écrivain nourri aux inquiétudes et aux interrogations de notre tout jeune XXIème siècle. Mais, tant dans ses romans que dans sa façon de répondre aux questions qui lui ont été posées à Perpignan, lâélégance de Jean-François Parot est, sans la refuser, de ne pas privilégier cette lecture savante et critique de son Åuvre. On pourra donc en toute quiétude continuer de vouloir sây plonger pour le simple plaisir dâun frisson dans les bas-fonds de la capitale ou dâune porte ouverte à Versailles, dans lâintimité dâun Louis XV pour lequel le héros mais aussi lâauteur â au demeurant lâhistorien que lâon sait - ne cachent pas leur sympathie.  Nicolas Le Floch parviendra-t-il à se libérer de cet attachement pour la monarchie ? Nous voici rendus en 1780, mais que fera-t-il dans neuf ans ? Jean-François Parot nous a dit ne pas encore le savoir, lui qui pourtant se sent « élève de Jaurès, entre Plutarque et Marx ». Dâici là , il ne cessera de nous faire rencontrer de très surprenants personnages, les uns de son invention et dâautres qui ont bel et bien existé, tel Pigneau de Behaine,  missionnaire en Cochinchine qui, devenu le premier évêque  du Viet-Nam, joua un rôle déterminant dans les rivalités politiques locales, ou Sartine, ce lieutenant général de la police royale qui sut améliorer par diverses mesures la vie quotidienne des Parisiens. Mais comment ce dernier aurait-il pu ne pas être un novateur, puisque né à Barcelone et mort à Tarragone, câétait un Catalan. |
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